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Cours fondamentaux de philo

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Cours fondamentaux de philosophie


P1
Introduction à la philosophie

NYENGELE G1, 24h-2cr

Objectif : Ce cours tend à initier les débutants à la philosophie, à sa problématique en tant qu'intention et à sa spécificité face aux autres sciences.
Contenu : La première partie explicite le but de la philosophie en tant que recherche d'un savoir total et intégral. La deuxième partie traite de l'objet de la philosophie, qui est la totalité du réel: les recherches concernant l'homme, cet être paradoxal, marqué par la connaissance sensible et intellectuelle, être libre en lutte avec le déterminisme, en quête de vérité; les recherches concer-nant le monde comme « cosmos », « phusis », « polis » et « logos »; les recherches concernant l'Absolu. La dernière partie expose la méthode propre à la philosophie en tant que réflexive. Lié à l'histoire, le philosophe dépasse son temps par le dialogue avec le passé et le présent.

NKERAMIHIGO, T., Initiation à l'acte philosophique, Kimwenza, Ed. Loyola, 1991; JASPERS, K., Introduction à la philosophie, Paris, PUF, 1958; STEVENS, B., Une introduction à la philosophie, Louvain-la-Neuve, CIACO, 1988.

P2
Logique ancienne et analyse du langage
Thèse 1
NDOBO + MATADI G1, 24h-2cr

Objectif : Considérée comme le support de toutes les branches du savoir, la logique classique vise à perfectionner le mécanisme du raisonnement et à affiner le jugement de l'étudiant.
Contenu : Ce cours comprend cinq chapitres précédés d'une introduction. Dans l'introduction, nous nous efforçons de montrer que la logique classique, nonobstant le discrédit qui lui a été jeté à la suite surtout de l'allure artificielle et rébarbative que lui avaient données les scolastiques, est une discipline vivante, qui s'enrichit sans cesse et dont l'utilité pour l'homme moderne est indis-cutable. Le premier chapitre décrit sommairement le contexte socioculturel dans lequel est née la logique. Le deuxième chapitre expose les éléments de la logique formelle classique. Le troisième chapitre présente les deux modes de connaissance connus, à savoir l'intuition et le raisonnement, tout en montrant leur complémentarité. Le quatrième chapitre traite de la syllogistique (celle-ci se donne pour but d'énoncer les règles de la pensée formelle). Le cinquième chapitre porte sur l'étude des paralogismes .

DE COUBERT, P., La logique formelle, Kinshasa, Dpt de l'Education Nationale, 1974. DIRVEN, E., Introduction aux logiques, Kinshasa, Loyola, 1985; HOUGARDY, M., La parole en public, Bruxelles, Baude, (s.d.); OLERON, P., Le raisonnement, Paris, PUF, 1977; PHOBA, M., Notes de logique formelle, Kinshasa, PUZ, 1986; VIRIEUX-RAYMOND, A., La logique formelle, Paris, PUF, Coll. SUP, 3e éd., 1975.

P3
Logique moderne classique
Thèse 1
PANGADJANGA G2, 36h-3cr

Objectif : Ce cours vise à introduire les étudiants à une pratique de la logique pour qu'ils puissent trouver leur chemin dans les différents langages des autres sciences.
Contenu : Après une introduction sur l'originalité de la logique moderne par rapport à la logique ancienne, les éléments du langage symbolique et la signification des opérateurs, nous abordons successivement les différentes méthodes: la méthode des tables de vérité, la méthode indirecte ou par l'absurde, les tableaux sémantiques, la déduction naturelle.

CHENBIQUE, Comprendre la logique, 2t., Paris, Dunod, 1974. BORILLO, Informatique pour les sciences humaines, Liège, Pierre Murdaga, 1988. COPI, M., Introduction to Logic, 7 e éd., New-York, McMillan Publishing Company, 1986, 617p. CHAUVINEAU, J., La logique moderne, Paris, PÜF, 1974, 126p.

P3b
Logique moderne non classique et Axiomatique

MUTOMBO G3, 36h-3cr

Objectif : Le cours entend initier l'étudiant à une technique de reconstruction d'une preuve à partir d'un nombre limités de propositions primitives, à l'entraîner à un traitement rigoureux de texte dont la cohérence et la consistance tiennent aux seules règles syntaxiques et sémantiques.
Contenu : L'axiomatique, forme la plus développée de la logique issue de l'interaction entre philosophie et mathématique, est intimement liée au langage aussi bien formel qu'intuitif, langage dont elle s'emploie à explorer le bas fond, à exhiber la structure et les règles implicites. Par l'axiomatisation, la logique réorganise les théories intuitives sous forme de preuve, en déduit les théorèmes à partir de quelques axiomes par l'application des principes formels de déduction. L'axiomatique ici envisagée s'gnes.
Le cours s'organise autour de: 1. l'Histoire de la logique mathématique; 2. Formalisation; 3. Axiomatisation; 4. Limites des systèmes formels; 5. Théorie de modèle.

ADDIS, J.W., HENKI, L. & TARSKI, A. (éd.), The theory of models, proceedings of the 1963, International Symposium at Berkeley, Amsterdam, North-Holand, 1978; ANDLER, D., « Logique mathématique » in Encyclop ædia universalis, 1990, vol. 13, p. 966-997; BETH, I.W., Formal methods: Introduction to symbolic logic and the study of effective operation in arithmetic and logic, Dordrecht-Holland, 1962, 170p; BOCHENSKI, I.M.J., The methods of contemporary thought, New York, Harper Torchbooks, 1968, 134p.; BUNGE, M., Philosophie de la physique. Trad. De Balibar, Paris, Seuil, 1975, 303p. CARNAP, R., Introduction to symbolic logic and its applications, New York, Dover, 1958, 241p.; CHANG, C.C. & KEISLER, H.J., Model theory, 2d éd., Amsterdam, North-Holland, 1977, 554p.; DIEUDONNE, J., « Les méthodes axiomatiques modernes et les fondements des mathématiques », in LE LIONNAIS, F., Les grands courants de la pensée mathématique, nouvelle édition augmentée, Paris, Blanchard, 1962; DUMITRUI, A., « Les limitations des systèmes formels », in International logic Review, 1983, n° 27, p. 5-27; GUILLAUME, M., « Axiomatique et logique », in DIEUDONNE, J. (éd.),Abrégé d'histoire des mathématiques, Paris, Hermann, 1978, p. 417-483; HILBERT, D. & ACKERMANN, W., Principles of mathematic logic, New York, Cherlez Publishing Company, 1968, 134p.; LADRIERE, J., « Le théorème de löweinheim-Skolem », in Cahiers pour l'analyse, 10, 1969, p. 108-130; Les méthodes formelles en axiomatique, Colloque International du CNRS, Paris, CNRS, 1953; MONGIN, P., « L'axiomatisation et les théories économiques », in Revue économique, 2003, vol. 54, p. 99-138; MYBILL, J., « On the ontological significance of the Löwenheim-Skolem theorem », in COPI, I.M. & GOULD, JMA. (éd.), Contemporary readings in logical theory, New York: The Macmillan Company, 1968, p. 40-51. NAGEL, E., NEWMANN, J.R., GÖDEL, K. & GIRARD, J.Y., Le théorème de Gödel, Paris, Seuil, 1977, 184p.; RUSSEL, B., Introduction à la philosophie mathématique, Avant-propos, notices et traduction de Rivenc François, Paris, Payot, 1991, 382p.; TAKEUTI, G., Proof theory, Amsterdam, North-Holland, 1975, 372p.; WILDER, R., Introduction to the foundation of mathematics, New York, John Wiley & Sons, 1961, 305p.

P4
Epistémologie
Thèses 11-14
N'KWASA G2, 36h-3cr

Objectif : Prendre au sérieux toute discipline scientifique dans sa constitution rationnelle amène l'épistémologie à en contrôler l'armature, et ce dans l'espoir que la critique sans complaisance de ses résultats fasse droit à la rigueur des démarches qui y conduisent. Pour cela, ce cours veut ini-tier au balisage du champ de l'objectivité scientifique dans les investigations spécialisées, en ai-dant à savoir prendre acte, théoriquement, des manières de repérer les conditions concrètes d' « acquisition » les connaissances savantes.
Contenu : Le cours s'ouvre par un essai de précision terminologique pour dissiper des malen-tendus, identifier le domaine épistémologique par rapport à d'autres disciplines critiques de la connaissance (notamment la sociologie et la psychologie des sciences, la logique, la méthodo-logie et la philosophie [éthique] des sciences). Viendra ensuite une série d'enquêtes sur les « at-titudes métaphysiques» à l'égard de la «recherche objective» (scepticisme, scientisme, idéalis-mes, réalismes). Enfin, s'ouvrira un panorama de principales «percées épistémologiques» con-temporaines autour desquelles certains noms s'illustrent: Wittgenstein, Le Cercle de Vienne, Popper, Bachelard, Habermas et l'Ecole de Francfort, etc.

ALTHUSSER, L., Philosophie et philosophie spontanée des savants, Paris, Maspero, 1967. ASINOV, I., L’univers de la science, Paris, Interaction, 1984. BACHELARD, G., Eléments d’épistémologie, 2 e éd., Paris, A. Colin, 2002. BARREAU, H., Epistémologie, 3 e éd., Paris, PUF, 1995. BARBEROUSSE, A., La philosophie des sciences au XXe siècle, Paris, Flammarion, 2000. BARTHOLY, M.C., La science. Epistémologie générale, Paris, Magnard, 1978. BATTRO, A.M., Dictionnaire d’épistémologie scientifique, Paris, PUF, 1966. BAYER, Epistémologie et logique depuis Kant jusqu'à nos jours, Paris, PUF, 1954. BLANCHE, R., Epistémologie, Paris, PUF, 1972. BESNIER, J.M.,Les théories de la connaissance, Paris, Flammarion, 1996. CALLON, M., LATOUR, B., La science telle qu’elle se fait, La découverte, 1991. CANGUILHEM, G., Etudes d'histoire et de philosophie des sciences, Paris, Vrin, 1983. CESARI, P., La valeur de la connaissance scientifique, Paris, Flammarion, 1960. CHALMERS, A.F., Qu'est-ce que la science? Récents développements en philosophie des sciences: Popper, Kuhn, Lakates et Feyerabend, Paris, La découverte, 1987. COLLINS, H. & PINCH, T., Tout ce que vous devriez savoir sur la science, Paris, Seuil, 1994. FOUREZ, G., La construction des sciences.. 3 e éd., Bruxelles, De Boeck, 1986. GAGNON, HERBERT, D., En quête de science. Introduction à l'épistémologie, Québec, Fides, 2000. HAMBURGER, J., La philosophie des sciences aujourd'hui, Paris, Gonthier, 1986. LEVY-LEBLOND, J.M., Aux contraires. L'exercice de la pensée et la pratique de la science, Paris, Gallimard, 1998. NADEAU, R., Vocabulaire technique et analytique de l'épistémologie, Paris, PUF, 1999. OMES, R., Philosophie de la science contemporaine, Paris, Gallimard, 1994. SCHOTTE, J.C., La science des philosophes. Une histoire critique de la théorie de la connaissance, Paris-Bruxelles, De Boeck-Lacier, 1998. STENGERS, I., Cosmopolites. 1t.: La guerre des sciences, Le Plessis-Robinson, Synthélabo, 1996. REGNIER, A., La crise du langage scientifique, Paris, Anthropos, 1974. FOURES, G., La construction des sciences. Les logiques des inventions scientifiques. Introduction à la Philosophie et à l'éthique des sciences, 3 e éd., Bruxelles, De Boeck, 1996. VAN RIET, G., Problèmes d'épistémologie, Louvain, PUL, 1960. VAN STEENBERCHEN, F., Epistémologie, 3 e éd., Louvain, ISPh, 1956. VERNEAUX, R., Epistémologie générale, Paris, Beauchesne, 1963.

P5
Méthodologie des sciences humaines

NGAYNDAM G1, 36h-3cr

Objectif : Problématiser et caractériser le mode de rationalité en instance de fonctionnement dans les sciences humaines, en en déterminant les conditions de scientificité.
Contenu : Le cours s'organise autour de six chapitres ci-après: (I) Phénoménologie de la science, (II) Psychanalyse de la science, (III) Dialectique du comprendre et de l'expliquer, (IV) Multidisciplinarité en sociologie, (V) Herméneutique de la critique historique, (VI) Dialectique de la logique juridique. Tous ces thèmes seront clôturés par une conclusion générale.

AKENDA, K., «L'explication dans les sciences de la nature et de la culture», in Revue philosophique de Kinshasa, 21-22 (1998), p. 147-169. ASINOV, I., L'univers de la science, Paris, Cerf, 1991. CHALMERS, A., Qu'st-ce que la science? Récents développements en philosophie des sciences: Popper, Kuhn, Lakatos, Feyerabend, Paris, La découverte, 1988. FOUREZ, G., La construction des scienes. Introduction à l'éthique et à la philosophie des sciences, Bruxelles, Duculot, 1988. GEX, M., Eléments de philosophie des sciences, Neuchâtel, Griffon, 1964. GRANGER, G., La science et les sciences, Paris, PUF, 1993. HABERMAS, J., Logique des sciences sociales et autres essais, Paris, Flammarion, 1983; La tension essentielle. PERELMANN, C., Les catégories de l'histoire, Bruxelles, ULB, 1969; Le champ de l'argumentation, Bruxelles, ULB, 1970; Logique juridique. Nouvelle rhétori-que, Paris, Dalloz, 1979. POPPER, K., Misère de l'historicisme; Logique de la découverte scientifique, Paris, Payot, 1978. PRIGOGINE, La fin des certitudes, Paris, Odile Jacob, 1998. SCHEURER, P., Révolutions de la science et permanence du réel, Paris, PUF, 1979.

P6
Métaphysique générale
Thèses 15-17
NTUMBA G2, 36h-3cr

Objectif : Ce cours veut aider le néophyte en métaphysique à se faire une idée de ce qu'est la connaissance métaphysique du réel, à susciter en lui de l'intérêt pour les problèmes d'ordre méta-physique, à en comprendre la portée et en évaluer l'importance pour notre temps.
Contenu : Il comprend trois chapitres consacrés respectivement à la démarche métaphysique, à la saisie de la notion de l'être et, enfin, aux propriétés transcendantales de l'être. Le premier cha-pitre amènera le néophyte à pénétrer la façon dont se constitue la science métaphysique, dont s'élabore un discours cohérent sur l'être des choses sensibles, afin de l'amener, s'il est suffisam-ment intéressé, à maîtriser la réflexion métaphysique dans sa nature et sa structure propres. Le second chapitre étudiera la notion d'être dans ses deux aspects d'essence et d'acte d' être, ainsi que dans le problème qui en découle, celui du principe d'individuation. Le troisième point déga-gera les propriétés communes à tous les êtres subsistants, propriétés dépassant en extension tous les genres d'êtres.

ARISTOTE, La métaphysique, t.I et II, nouvelle éd. Complètement refondue, avec commentaire par TRICOT, J., Paris, Vrin, 1970 et 1974. HEIDEGGER, M., Introduction à la métaphysique, trad. De l'allemand et présenté par KAHN, G., Paris, Gallimard, 1967. DE RAEYERMAEKER, L., Philosophie de l'être, Louvain, ISPH, 1946. DE FINANCE, J., Connaissance de l'être, Paris, DDB, 1966. GUSDORF, G., Traité de métaphysique, Paris, Colin, 1956.

P7
Anthropologie philosophique
Thèses 7-10
NGWESYA II-III, 36h-3cr

Objectif : Ce cours se veut une lecture philosophique, c'est-à-dire analytique, de l'homme qui s'efforce de scruter l'homme, ses possibilités, sa signification, bref, son être, sans en escamoter aucun aspect et sans négliger les apports d'autres sciences de l'homme. Rendre compte de l'homme, tel est le but de ce cours.
Contenu : De là, les trois parties de ce cours peuvent être facilement dégagées, à savoir : 1°) L'homme dans sa condition incarnée, 2°) L'homme comme être spirituel, c'est-à-dire qui est non seulement doué de connaissance, doté de liberté et de volonté, mais également un être qui pos-sède une dimension sur l'altérité et dont l'agir est responsable; 3°) L'homme comme être pour la mort: il s'agit de la question du sens ou de l'interrogation philosophique sur la destinée de l'hom-me.

LEAHY, L., L'homme... ce mystère, Kinshasa, Canisius, 1981; TROISFONTAINES, R., Je ne meurs pas, Paris, Ed. universitaire, 1960; De l'existence à l'être, Louvain, 1968; LADRIERE, J., Vie sociale et destinée, Genbloux, Duculot, 1973; LAVELLE, P., Du temps et de l'éterni-té, Paris, Aubier, 1945; BUBER, La vie en dialogue, Paris, Aubier, 1959; BRUAIRE, L'être et l'esprit, Paris, PUF, 1983.

P8
Philosophie de la nature
Thèses 4-6
MAYOLA G2-G3 , 36h-3cr

Objectif : Initier les étudiants à la réflexion sur cette métaphysique spéciale (avec les notions de temps, espace, substance cosmique, matière, individu, vie, évolution, etc).
Contenu : Le cours est modulé sur trois parties, concernant d'abord la constitution de l'univers selon les théories de la physique classique (Newton) ou de la relativité (Einstein) ou encore, de l'antimatière (Dirac). Ensuite, la mobilité de corps ou des individus (Teilhard avec la structure biface de la matière, ou Descartes avec le dynamisme initial); et, enfin, la théorie évolutionniste, et la place de l'être pensant (immanence ou transcendance).

TEILHARD DE CHARDIN, P., Le phénomène humain, Paris, Seuil, 1955; L'activation de l'énergie, Paris, Seuil, 1963; La place de l'homme dans la nature, Paris, Seuil, 1965; AUBER, J.M., Philosophie de la nature, Propédeutique à la vision chrétienne du monde, Paris, Beauchesne, 1965; BERGSON, H., L'évolution créatrice, Paris, PUF, 1959; GUNTHER, L., Le chrétien et la vision scientifique du monde, Paris, Cerf, 1965.

P9
Ethique et morale générales
Thèses 22-24
BALA-BALA G2, 36h-3cr

Dans nos expériences diversifiées, nous rencontrons plusieurs demandes qui vont du code de déontologie professionnelle à l'évaluation sociale de l'impact des nouvelles technologies. Toutes ces demandes expriment un besoin de rationalisation des pratiques sociales, mais surtout un besoin de "sens" et d' "expression symbolique" de "nouvelles valeurs". Comment répondre à ces demandes sans tomber dans ce qu'on peut appeler "excentrisme morale et éthique"?
Notre cours commencera donc par une explicitation de nos deux termes (Ethique et morale), tout en montrant leur intéraction et leur différenciation. Nous traiterons ensuite pour chaque terme, un cas particulier.

ARENDT, H., La vie de l'esprit, 1 et 2, Paris, PUF, 1981, 1983; ARISTOTE, Ethique à Nicomaque, Paris, Vrin, 1936; DE FINANCE, J., Ethique générale, Rome, PUG, 1967; DUPREEL, E., Esquisse d'une théorie des valeurs, Paris, Alcan, 1939; DEPRE, O., Philosophie morale, Louvain-la-Neuve, Academia Bruylant, 2000; JONAS, H., Pour une éthique du futur, Paris, Rivages, 1998; RICOEUR, P., Le volontaire et l'involontaire, Paris, Aubier, 1962.

P10
Q.S.: Ethique et Morale
Thèse 25
KAMWIZIKU G3 , 36h-3cr

Objectif : Réfléchir sur les questions éthiques revient à établir par une méthode sûre les fonde-ments d'une éthique appliquée, responsable d'un agir rempli de signification interhumaine. D'où la nécessité d'étudier la(les) philosophie(s) morale(s) d'un point de vue historique ou conceptuel, de dialoguer avec les personnes qui, du fait de leur profession ou de leur engagement, sont confron-té à des situations qui requièrent une réflexion d'ordre éthique, de parler de l'ensemble du tout sociétal sensible aux difficultés et inquiétudes que suscite la réduction technique de l'homme à l'a-nimalité (pollution morale).
Contenu : A titre introductif, une précision d'ordre méthodologique s'impose car, au-delà des préoccupations de la «populaire» et de la «académique», il existe plusieurs manières d'aborder la thématique de ce cours: les auteurs, les notions (principes et arguments), les domaines, les ques-tions pratiques et l'histoire (courants, doctrines et grandes traditions) etc.
Cela dit, la première partie du cours examine le «éthique» du «philosophique», où il est question de la «-palabre» à travers notamment: la «mal parlée» (malédictions), la «dialogique» du «bâton solitaire», la «sociale » ) du «qui avait ainsi mis bas», etc.
La deuxième partie met en relief le «éthique» de la philosophie académique: où il est question de la «méta-éthique» qui, soucieuse du bien devant déterminer la conduite et l'action de l'homme, aborde (au choix) la(les) thématique(s) suivante(s): l'amour moral (Rousseau, Derrida, Pascal), le culte du devoir (Kant), les paradoxes de la liberté (Descartes, Hegel), la morale comme ruse so-ciale (Leibniz, Spinoza, Schopenhauer, Guthrie), la délibération morale (Sartre, Merleau-Ponty), la généalogie de la morale (Nietzsche, Max Scheler), l'éthique de la responsabilité (Ladrière, M. Weber, Hottois, Eric Weil, etc).
La troisième partie est consacrée à l'évaluation des «» éthiques (exposés individuels et/ou collec-tifs des étudiants) où il est question de l'éthique appliquée, susceptible de faire de la philosophie une «de tous, une chose par tous et une chose pour tous» (J.M. Van Parys).

FRANÇOIS, J., Fonder la morale, Paris, Grasset, 1995. JONAS, H., Le principe responsa-bilité, Paris, Flammarion, 1990. HOTTOIS, G., Aux fondements d'une éthique contempo-raine. H. Jonas et H.T. Edingelhardt en perspective, Paris, Vrin, 1993. LADRIERE, J., L'ar-ticulation du sens, Paris, Cerf, 1984. LE BIHAN, C., Les grands problèmes de l'éthique, Paris, Seuil, 1997. MICUEL, J., Bioéthique et science, Paris, Gallimard, 1999; Dictionnaire d'éthique et de philosophie morale (Publié sous la direction de Monique Canto-Sperber), Paris, PUF, 1997.

P11
Théologie naturelle
Thèses 18-20
MVUMBI. G2-G3, 36h-3cr

Objectif : Élaborer un discours rationnel sur Dieu par une enquête métaphysique et confronter ce discours avec d4autres types de discours sur Dieu.
Contenu : L'introduction tente de situer la théologie naturelle dans l'ensemble de la philoso-phie, particulièrement dans la réflexion métaphysique, et de la distinguer de la théologie sacrée.
Après avoir examiné, dans un premier chapitre , quelques négations de Dieu, l'athéisme contem-porain en particulier, le deuxième chapitre portera sur les preuves de l'existence de Dieu: les cinq voies de saint Thomas d'Aquin, les arguments ontologiques, l'approche phénoménologique et existentialiste.
Les troisième, quatrième, cinquième et sixième chapitres , tenteront de préciser quelle connais-sance il est possible d'avoir sur Dieu et d'examiner la manière selon laquelle cette connaissance peut être exprimée, de cerner les «attributs» de Dieu, de déterminer quelles relations il y a entre Dieu et la création, particulièrement entre Dieu et l'homme libre, en y incluant le problème du mal.

Boné , É., Dieu, hypothèse inutile ? , Bruxelles, Editions Racine, 1999 ; Bouillard, H., Connaissance de Dieu, Paris, Montaigne, 1967 ; Chenu et Neusch, Dieu au XXIè siècle , Paris, Bayard Éditions, 2002 ; Comte-Sponville , Présentations de la philosophie , Paris, Albin Michel, 2000 ; Foulquié , P., Métaphysique , Paris, éditions de l'Ecole, 1965 ; Grison, M., Théologie naturelle ou théodicée , Paris, Beauchesne, 1959 ; Guitton , J. Dieu et la science , Paris, Grasset, 1991 ; Mon testament philosophique , Presse de la Renaissance, Paris, 1997; Jean-Paul II, Fides et Ratio, Vatican, 1998 ; Kahn , Axel, Et l'homme dans tout ça ?, éditions NiL, Paris 2000; Labbé , Y., Le sens et le mal, Théodicée du Samedi- Saint, Paris, Beauchesne, 1980 ; Langlois et Zarka , Les Philosophes et la question de Dieu , Paris, Presses Universitaires de France, 2006; Narbonne et Langlois , Congrès de l'Association des Société de Philosophie de Langue française, LA MÉTAPHYSIQUE, Québec, Presses Universitaires Laval et Paris Vrin, 1999; Neusch , M. Aux sources de l'athéisme contemporain , Paris, Le Centurion; Ngimbi Nseka H. Dieu à l'horizon de l'acte philosophique , Kinshasa, Facultés Catholiques, 2002 ; 1993 ; Onfray , Michel, Traité d'athéologie , essai, Grasset, Paris, 2005; Six et Girardi : L'athéisme dans la vie et la culture contemporaines , Paris, Desclée, 1970 ; Van Steenberghen , F., Ontologie , Louvain, Publications Universitaires, 1966 ; Vattimo, G., La sécularisation de la pensée , Paris, Seuil, 1988.; Vergely , Bertrand, De l'utilité de la philosophie , Paris, Éditions Milan, 2006.

P12
Sciences et Foi
Thèses 2-3
KUTSHIENZA G2-G3 , 36h-3cr

Objectif : Ce cours veut montrer aux étudiants qu'il existe une complémentarité enrichissante entre la science et la foi. Les étudiants doivent arriver à prendre position, avec conviction, pour l'absurde ou pour le mystère comme sens ultime du réel. Les amener à rendre leur foi adulte, préservée des gangues obscurantistes, grâce à la lecture du livre de la création à travers les découvertes ultimes de la science.
Contenu : - Le cours pose la question fondamentale de la conciliation de l'ordre naturel et de l'ordre surnaturel, libellée comme suit : "L'esprit scientifique rigoureux peut-il aller de pair avec l'esprit religieux fondé sur la foi et/ou la croyance ?" Pour y répondre, nous explorons jusqu'au bout le réel afin de cerner la présence de l'esprit dans la matière, et de projeter l'existence du mystère au-delà du "mur de Planck". Malu wa Kalenga nous aide à poser le problème, en mon-trant que les termes antinomiques (science et foi) appellent par la voie conceptuelle une com-plémentarité enrichissante et apaisante. P. Teilhard de Chardin nous décrit la présen­ce de l'es-prit dans la Matière, et la montée de celle-ci vers l'Oméga spirituel hyper-personnalisé. Avec Jean Guitton, nous réaliserons le passage vers le métaréalisme au bout de l'analyse du réel, grâce aux découvertes hallucinantes des astro - physiciens.
En conclusion, nous faisons l'épreuve des religions en optant pour le mystère au bout de toute analyse du réel.

MALU wa KALENGA, Science et foi: débat archaïque ?, Kinshasa, 1987; P. TEILHARD­ DE CHARDIN, Le phénomène humain, Paris, Seuil, 1955; Science et Christ, Paris, Seuil, 1965; GUITTON, J., Dieu et la science. Vers le métaréalisme, Paris, B. Grasset, 1991.

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